5 qualités essentielles pour s’expatrier

 

Réussir-son-expatriation

Vous vous sentez mûr pour l’expatriation, mais n’avez pas envie de vous y brûler les ailes ? Il est préférable de s’interroger avant de partir sur son potentiel. Psy-expat fait le point avec vous sur les qualités indispensables pour réussir son expatriation. Rassurez-vous, si vous ne les avez pas encore, il est toujours temps d’y travailler !

1- L’anti-conformisme 

S’il n’existe pas une petite tendance innée à sortir des sentiers battus chez un individu, il
se lancera beaucoup moins volontiers dans l’aventure d’une expatriation. La vie d’expatrié est incompatible avec une vision pantouflarde de l’existence et il faut pour réussir une expatriation, être prêt à lâcher ses repères les plus familiers.

Si vous tenez très fort à des valeurs qui marquent votre identité nationale, alors le changement ne se fera pas dans la douceur, mais risque même d’être entravé par un certain repli.
Ce n’est pas un hasard, si l’on s’expatrie jeune, lorsque l’on se sent encore prêts à enjamber nombre de barrières qui marquent des différences. Les jeunes partent munis de perspectives qui dépassent le simple volet économique de l’aventure, en souhaitant réellement s’ouvrir à d’autres cultures. Souhait qui s’accompagne aussi de donner à leurs enfants d’autres repères que ceux dans lesquels ils ont grandi. Est-ce là l’une des recettes pour réussir son expatriation ? Certainement, puisque s’expatrier consiste à remuer nos définitions un peu linéaire de l’existence. Comment s’adapter à la culture américaine, par exemple, si l’on  est incapable de désacraliser « la bonne bouffe « et de troquer ses longs repas familiaux par un match et des hamburgers  le dimanche après-midi ?
On peut y voir là les raisons de l’échec des expatriés repliés sur leur communauté, s’appliquant à cultiver leur mode de vie national, en critiquant abondamment les « locaux », sur lesquels ils jettent un regard circonspect.

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2- L’ouverture d’esprit

Indispensable pour réussir une expatriation, car elle augure de la capacité à affronter les changements. Les individus qui réussissent leur expatriation le confirment : l’intégration passe inévitablement par l’assimilation d’une part des repères du pays d’accueil à leur mode de vie.
Pour cela, ils ont dû changer « de lunettes » sur le monde au départ, mais ils ne s’en plaignent pas à l’arrivée. L’ouverture d’esprit est une capacité que l’expatriation amène à développer au jour le jour et qui apporte des changements intérieurs vécus comme un enrichissement personnel. L’expérience doit agit dans ce cas comme un révélateur qui permet d’accélérer son évolution personnelle. Plus qu’une question matérielle, réussir son expatriation permet d’acquérir plus vite : réflexion, recul et maturité. Selon certains, on apprend à ne plus chercher à transformer son environnement selon ses attentes, mais à ressentir et penser autrement pour s’y adapter.

3- Le pragmatisme   

Il en faut beaucoup pour s’expatrier ! On ne part pas pour au bout du monde sans penser à ce que seront concrètement ses conditions de vie. Se préoccuper du logement sur place, d’avoir une école pour ses enfants ou de ses frais médicaux correspond à un cadre de préparation minimum, qui permet de rester stable psychologiquement.
Mais le bon sens est aussi l’atout essentiel qui va permettre de réussir son expatriation, en affrontant toutes les difficultés d’ordre matériel ou relationnel. Les expatriés humanitaires, habitués à faire face à des problèmes de sécurité préoccupants ou à de gros soucis de logistique ne deviennent pas, par hasard, des pros de l’organisation et de la débrouille.
L’expatriation n’est pas une expérience passive. Envisagée sous le seul angle de l’aventure ou de l’idéal, elle peut tourner rapidement au cauchemar et ramener les individus « sur le plancher des vaches » : ce qui n’est pas forcément ce à quoi ils attendent !

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4 – Le sens du contact  

Même à des milliers de kilomètres de notre pays d’origine, nous restons des êtres sociaux. Les personnalités extraverties qui osent aller vers les autres ont donc un atout d’entrée, car elles savent d’instinct que s’entourer permet d’aller de l’avant. Chez elles, pas question de se priver de cette ressource essentielle qu’est un bon réseau pour être informées, aidées, aiguillées…
Il ne s’agit donc pas seulement de confort affectif (car on a aussi besoin de nouveaux amis, bien sûr, en cas de déprime) mais de comprendre que les autres représentent une ressource essentielle pour réussir en expatriation. Toute personnalité introvertie, timide ou qui a tendance à l’isolement doit bien peser cet aspect avant de partir.

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5- La volonté  

Face aux difficultés et aux imprévus à l’étranger, les expatriés doivent s’accrocher sérieusement au début de d’une expatriation. Les situations qu’ils affrontent quotidiennement les amènent à se sentir vulnérables trop souvent, notamment lorsqu’ils connaissent encore mal la langue du pays. De petits gestes comme passer à la pompe, appeler un plombier ou aller chercher son enfant à l’école deviennent alors autant de mises à l’épreuve quotidiennes. En fait, ce n’est parfois qu’en poussant la porte de chez lui le soir qu’un expatrié va se sentir réellement en sécurité. Se reconstruire un équilibre et un environnement rassurant prend du temps et demande de surmonter beaucoup de peurs et d’obstacles. Un constant dépassement de soi demandé au départ, qui suppose une grosse dose d’énergie et de volonté !

Ne plus vous accrocher à vos habitudes, être prêts à sourire à toute heures et toujours sur le pied de guerre pour faire face à l’imprévu, en êtes-vous sérieusement capable ?
Pascal Couderc, psychologue clinicien et  psychologue pour expatrié peut vous amener à faire le point sur vos réelles motivations. On peut éviter que l’aventure de l’expatriation ne se transforme en grosse déception en la préparant mieux, par le choix de la destination et du moment, par exemple.

 

 

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