Célibat géographique : le couple à l’épreuve

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Le modèle du couple marié partant affronter les défis de l’expatriation main dans la main est en perte de vitesse aujourd’hui. Le désir des femmes de ne plus renoncer à leur carrière ou les départs vers des destinations « à risques » incitent de plus en plus les hommes à partir sans leur famille. Peut-on dire que le célibat géographique est pour autant une solution plus facile pour le couple ? Non, car le couple doit apprendre aussi à se réinventer dans cette nouvelle configuration.

 

Le célibat géographique ou un autre visage de l’expatriation

Le célibat géographique est lié à une multitude de contextes où il est jugé préférable que conjointes et enfants restent au pays. Cette solution a longtemps été celle des couples mariés d’expatriés vers une zone géographique « à risques » ou exerçant des professions militaires, mais elle ne leur est plus aujourd’hui exclusivement réservée. Les femmes d’expatriés peuvent refuser d’interrompre leur carrière et d’affronter l’isolement relationnel et familial de la « femme d’expat » suiveuse. La poursuite des études des enfants ou la présence nécessaire auprès de parents malades ou vieillissants peuvent aussi être d’autres raisons de continuer à loger dans son pays d’origine. Le célibat géographique va alors s’imposer comme une séparation nécessaire, mais temporaire, des conjoints et de leur famille. Un éloignement qui va bien vite bouleverser le quotidien des uns et des autres.
L’homme muté, qui doit déménager seul, est amputé de tout le soutien émotionnel et logistique de sa compagne et de son foyer. Les entreprises ne sont pas dupes et savent que ces expatriés, dénommés aussi « célibataires géographiques » montrent plus de difficultés d’adaptation à leur nouvel emploi et à leur nouveau lieu de travail. Quant aux épouses restées au pays, c’est le poids d’un quotidien pesant sur leurs seules épaules qui les attend.

 

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Les dangers de l’éloignement

Si le célibat géographique préserve femmes et enfants du choc culturel, il engendre d’autres difficultés dont la plus grande est la solitude.

Que reste-t-il du couple, lorsque l’union subsiste sans la vie ni résidence commune ? Peut-on toujours imaginer et ressentir les difficultés de l’autre à distance ? L’expérience montre plutôt que non, car les préoccupations quotidiennes prennent le pas sur les pensées, poussant chaque conjoint à évoluer de son côté. Cet état d’esprit est provoqué aussi par une volonté de se protéger, d’affronter la séparation vécue comme nécessaire. La situation est au demeurant inconfortable, car une mobilité géographique nuit à l‘intimité du couple. Un certain malaise se ressent de part et d’autre.

Il n’est pas un mystère que le célibat géographique est source de culpabilité et d’inquiétudes pour le conjoint parti pour son activité professionnelle. Ces sentiments sont amplifiés par le regret de ne plus prendre part à la vie familiale, de ne plus assurer son rôle de soutien et par la peur, parfois, de voir son influence parentale diminuer.
Du côté de l’épouse, des ressentiments et de la frustration peuvent s’accumuler. Il n’est pas facile de mener de front éducation des enfants et carrière professionnelle en parfaite autonomie. Ce poids pèse souvent et peut se traduire par des attitudes négatives envers l’époux ou le concubin absent. Sous couvert de le protéger, on lui cachera par exemple des nouvelles familiales, ce qui aura pour effet aux yeux des autres, de le poser en déserteur.

Difficile, on le voit, de maintenir un équilibre familial « à distance ». Un autre danger guette l’expatrié en situation de célibat géographie. L’éloignement progressif mais définitif peut s’immiscer petit à petit dans son couple. Au départ, en effet, la mobilité internationale est provisoire, mais petit à petit, les échéances peuvent être repoussées. On observe le même danger, lorsque la famille s’est expatriée ensemble, mais que les déplacements continuels et prolongés du père de famille se multiplient. Il est conseillé, à cet égard d’être vigilant, pour ne pas perdre son couple. Se fixer une durée limite de séparation est une précaution intelligente pour ne pas laisser les années de séparation s’écouler avant que de réaliser que la relation conjugale s’est dissoute. Un couple qui se voit moins et qui communique mal perd pieds insidieusement. L’absence est un mal auquel on s’habitue : mieux vaut tirer la sonnette d’alarme lorsqu’il est encore temps.

 

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Se protéger

Face aux problèmes que posent l’éloignement géographique, chaque couple est amené à s’organiser pour entretenir son intimité à distance.

Des contacts réguliers sont la plupart du temps organisés, par Skype ou par téléphone. Ils permettent d’entretenir le lien et de meubler la distance par une forme de présence. Les moments de retrouvailles donnent aussi lieu à des préparatifs particuliers : on insiste sur le côté festif ou on cherche à « rattraper le temps perdu » en se planifiant des temps forts au domicile familial.

Le secret des couples qui durent, en dépit de la mobilité professionnelle du conjoint,  serait de savoir apprendre à construire une nouvelle communication. La distance sert aussi à nourrir l’indépendance et l’altérité de chacun. On apprend à se passer du soutien inconditionnel de l’autre pour n’évoquer que les choses qui comptent. Débarrassée de nombreuses futilités, la relation peut gagner en confiance et en profondeur. L’éloignement géographique se négocie alors comme un passage, qui aura peut-être fait grandir chacun.

Pour ceux qui peinent à faire face à leur nouvelle vie au départ, un soutien doit être recherché au niveau de l’entourage. Il est important, en effet, notamment pour une conjointe qui assume seule les charges de famille, de trouver d’autres relais affectifs dans sa vie personnelle. Le repli sur soi peut être dangereux lorsque la situation est mal supportée. Le célibataire géographique en proie au mal du pays peut aussi trouver sur Skype aujourd’hui, l’appui d’un thérapeute dans sa langue, notamment pour l’aider à passer certains caps difficiles.

Ces liens qui tiennent et qui retiennent

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L’expatriation est pour celui qui part une source de découverte et d’opportunités. Mais partir vivre loin de sa famille n’est pas toujours simple, tant il peut être difficile pour ceux qui restent de “laisser partir“…  Les enjeux, en effet, dépassent le simple dilemme de l’éloignement. Les liens du sang peuvent être des liens qui en entravant les choix personnels, réduisent les perspectives et génèrent de la dépression en expatriation.

Annoncer son expatriation à sa famille

La nouvelle d’un départ en expatriation n’est pas toujours bien accueillie au sein des familles. Bien souvent, ce sont les parents des futurs expatriés qui font de la résistance et cela va se manifester par une méfiance excessive. Craignant de perdre leur progéniture sous des cieux hostiles, leur principale réaction se résume en une phrase : « Mais qu’est-ce que vous allez faire enfin, là-bas ? « On y décèle un mélange d’incompréhension, de peurs voire de désespoir qui se traduisent par un refus du changement. Plusieurs facteurs l’expliquent. L’éloignement est le premier. Il pose problème surtout lorsque les parents commencent à vieillir et que l’on s’apprête à mettre une distance de plusieurs milliers de kilomètres avec eux. Plus grave, le sentiment d’abandon est souvent présent. Il s’accompagne de la déception pour les parents, de ne plus jouer de rôle dans la vie de leurs enfants et du renoncement au lien intergénérationnel avec leurs petits-enfants. Avec une expatriation, c’est un chapitre de l’histoire familial qui s’achève, celui qu’ils ont bâti. L’histoire continuera sans eux, et ailleurs, ce que certains acceptent très mal. Sous le couvert de reproches et de mises en garde, il ne faut pas s’y tromper, c’est d’angoisse de séparation qu’il s’agit. La famille, noyau protecteur où s’édifie la personnalité des enfants, joue alors les rétentrices. L‘expatrié va en concevoir souvent une souffrance morale qu’il refoule, mais source ensuite de dépression en expatriation. Il est difficile, en effet, d’aller vivre loin de sa famille si la culpabilité vient peser sur l’entreprise. Ce sont les épouses qui « suivent » leur conjoint qui en sont curieusement les premières victimes. Cela s’explique par le fait qu’elles renoncent souvent avec ce départ, à des ambitions professionnelles auxquelles la famille a participé, notamment en finançant leurs études. La déception de l’annonce d’un départ peut être telle qu’elle en arrive à faire naître la méfiance envers le conjoint. Certaines familles peuvent aller jusqu’à le dénigrer, estimant que leur fille est en train « de se faire avoir ». D’autres vont maintenir une pression constante sur leur enfant pour qu’elle retrouve impérativement un travail dans le pays d’accueil… Pourtant, cela n’est pas la protéger que d’agir de la sorte. Si plus tard, elle rencontre certains problèmes propres aux femmes d’expats (pensées négatives, troubles anxieux, mélancolie, vulnérabilité), elle aura tendance à le taire par fierté et à s’enfoncer dans l’isolement. Elle préférera souvent s’en remettre à un traitement médicamenteux, plutôt que d’avouer une dépression nerveuse aux sirènes qui lui avaient prédit son malheur !  

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Famille et dépression en expatriation

Les tiraillements et diverses pressions que subit un expatrié dans sa propre famille sont extrêmement néfastes sur le plan psychologique. C’est une chose dont l’on parle peu à l’occasion d’une expatriation, bien que la culpabilité fasse naître une véritable douleur morale.  Culpabilité de ne plus être présent, d’éloigner les enfants, de pas être là en cas de deuil ou de maladie…. Mal assumée, elle peut virer au sabotage personnel, et faire capoter tous les espoirs que l’on avait placés dans une expatriation. On se doute que la dépression en expatriation est incompatible avec la réussite de l’entreprise. Les problématiques d’un attachement névrotique vont « tenir » et « retenir » un expatrié dans sa progression, jusqu’à parfois le faire rendre dépressif pour le faire revenir. On touche là à l’une des raisons inconscientes qui peuvent motiver un départ à l’étranger : fuir ses conditionnements et ses limites, dont certaines ont été inculquées par l’éducation. Mais la question est : en est-on toujours capable ? Certains expats témoignent que l’expatriation a provoqué en eux les changements qu’ils désiraient, en leur permettant de dépasser psychologiquement certaines barrières. Il est vrai que les défis du choc culturel impliquent des prises de risques qui sont autant de déclencheurs de transformation personnelle. Mais l’expatriation ne joue pas ce rôle, que peut jouer une psychothérapie, pour chacun ! De fait, pour réussir et vivre loin de sa famille, l’expatrié doit être suffisamment mature sur le plan affectif et ne pas rester aux prises d’une dépendance affective avec les siens. S’il réactive constamment des liens avec des parents toxiques au pays, il court le risque de connaître des conflits qui vont générer chez lui des problèmes comme un état anxieux, des troubles du sommeil et un sentiment de dévalorisation personnelle. Or, une dépression en expatriation est dangereuse, car l’équilibre d’une vie d’expat est fragile. Il est fait d’ajustements permanents à l’environnement. Raison pour laquelle, un coup de blues n’est jamais loin lorsque la culpabilité s’en mêle. La déprime peut alors s’installer sur le long terme et dégénérer en insomnie chronique, burnout, alcoolisme… Une psychothérapie de soutien peut aider, dans ce type de situation, à se réapproprier sa vie, en sortant de schémas de dépendance inconscients. Il en va pour l’expatrié de sa santé physique et de sa santé mentale, car les antidépresseurs ne sont, dans ce cas, qu’une solution à court terme.   dépression-expatriation Vivre loin de sa famille implique de commencer à écrire sa propre histoire. Il n’est plus possible, dès lors, de s’encombrer des problématiques d’un passé familial. Néanmoins, celles-ci continuent de peser sur ceux que l’on laisse au pays et qui voudraient bien que l’on s’y attelle de nouveau ! Cela se comprend dans le sens qu’ils ne souhaitent pas, inconsciemment, en subir seuls le joug. Le terme de « devoir familial » sera d’ailleurs évoqué pour motiver un retour. On peut donc voir dans le refus de l‘expatriation des enfants, le refus de les voir s’affranchir de poids hérités du passé. Certains expatriés ressentent, à tort ou à raison, cette pression comme une forme de jalousie. Ce sentiment pénible occasionne parfois une prise de conscience des rapports qui le lient aux siens et à mieux comprendre la lourdeur des déterminismes qui sont les leurs. Les réactions « égoïstes » d’une famille lors d’une expatriation ne sont pas rares. Elles sont en général totalement inconscientes et n’ont pas pour but de causer du tort à l’expatrié et à sa famille.

Mieux vaut affronter la sévérité des siens en « vidant son sac » avant de partir, plutôt que d’endurer une culpabilité, une fois sur place. Si le dialogue est bloqué, il peut être utile de discuter avec un psychothérapeute spécialiste de l’expatriation, pour faire le point sur les vraies motivations de son départ et lutter contre l’incapacité de s’affranchir.

Expatriation et violences conjugales

Expatriation et violences conjugales

  femme-expatriée Les violences conjugales sévissent en expatriation comme ailleurs, même si les statistiques font défaut sur le sujet. La situation spécifique de la femme expatriée mérite pourtant une attention particulière par le fait qu’elle se fragilise dès son départ, en suivant son conjoint.

Vulnérabilité de la femme expatriée

Les positions déséquilibrées de l’homme et de la femme dans les couples d’expats, ne poussent pas suffisamment à penser au problème de la violence conjugale que le contexte favorise. L’expatriation avantage indiscutablement l’homme, dont les gros efforts sur le plan professionnel seront payés de récompense par un accomplissement social et financier. Il en résulte pour lui un regain de pouvoir, dont il peut user au sein de son couple, si la mésentente s’installe. Rappelons que les violences conjugales peuvent prendre diverses formes. Elles comprennent les violences psychologiques telles qu’insultes, menaces ou humiliations comme les violences proprement physiques ou sexuelles. Or, les capacités de réaction et de défense d’une femme expatriée sont souvent amoindries. Plusieurs facteurs expliquent cette situation.

  • Le chômage
    La mobilité internationale suggère, pour trop de femmes, l’abandon de leur carrière professionnelle. Il peut en résulter un sentiment de perte d’identité qui leur cause de gros doutes quant à leur valeur personnelle. Un problème qui les ronge et amenuise leur résistance vis-à-vis d’un conjoint qui devient abusif.
  • La dépendance financière
    Elle découle directement de la perte d’activité professionnelle et achève de museler la femme expatriée. Les obstacles qui s’opposent à la recherche d’un emploi sont nombreux à l’étranger pour les femmes d’expat. Dans certains pays, il leur est purement impossible d’obtenir un permis de travail, ou la barrière de la langue les empêche de pénétrer sur le marché local. Quand le soutien moral de leur conjoint fait en plus défaut, il est d’autant plus difficile pour elles de s’atteler à un projet professionnel.
  • L’isolement
    Une femme expatriée subit plus durement qu’un homme l’isolement, car sans occupation officielle, elle tarde plus que son compagnon à se retisser un réseau de nouveaux amis. De plus, on ne s’ouvre pas facilement de ses problèmes conjugaux avec de nouvelles connaissances, surtout s’ils sont graves.

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Or, il est bon de se rappeler que l’isolement est la pierre d’achoppement sur laquelle repose les violences conjugales. Il prive les conjoints de ressources essentielles qui permettent d’échapper à une emprise toxique. Ces ressources sont d’ordre affectif en premier lieu, mais pas seulement. Une femme expatriée en butte à la violence de son conjoint a aussi besoin d’informations sur les lois du pays d’accueil et de savoir quels sont les moyens légaux dont elle dispose. Or, en expatriation, la difficulté des démarches est multipliée par 10 en raison des problèmes rajoutés par l’acculturation. Comble de malheur, certaines peuvent se retrouver perdues dans des pays d expatriation qui bafouent les droits des femmes. Difficile de porter plainte alors, quand tout le contexte social s’y oppose, et quand leur conjoint expatrié français aura de toute façon tous les droits !  

Les problèmes psychologiques 

Que se passe-t-il de plus dans la tête d’une femme expatriée subissant des violences conjugales ? Rien de différent à ce qui se passe dans la tête des femmes présentes dans leur pays, le cycle de la violence restant le même. On peut noter cependant que l’éloignement des siens et l’isolement amical aggraveront la confusion mentale et accroîtront les risques de dépression ou de dérives addictives. Les femmes auront tendance à se replier sur la honte et la culpabilité. Elles peuvent se rendre responsables du comportement de leur compagnon ou s’enfermer dans le déni de la situation. Dans certains cas, elles portent un masque et peuvent arriver à se convaincre que ce qui leur arrive est normal. Seules, et prisonnières de la relation, elles perdent conscience de fait, de ce qu’est une relation normale.

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Précisons que lorsque la violence conjugale survient en expatriation, elle se glisse dans les couples dont la relation était souvent malade, bien avant le départ en expatriation. L’expatriation à elle seule ne saurait être tenue comme un facteur déclencheur de violences conjugales. Mais son contexte, qui isole et désocialise de nombreuses femmes, réunit des ingrédients qui peuvent la favoriser. Il faut rappeler qui suivre trop passivement un conjoint, sans nourrir de projet d’expatriation à soi, est synonyme de risques psycho-sociaux pour une femme expatriée. Or, c’est déjà le fait de trop dépendre de l’autre qui entraîne, à la base, le besoin de suivre. Dans ce sens, l’expatriation fait mauvais ménage avec la dépendance affective, car elle expose à une aventure dangereuse.

Les difficultés auxquelles la violence conjugale expose une femme expatriée doivent l’inciter à réfléchir sérieusement avant de partir et d’abdiquer toute indépendance. Elle doit être sûre de son couple et bien connaître son partenaire, dès la première expatriation. Cela est d’autant plus important si elle compte mettre sa vie professionnelle entre parenthèses. Pour celles confrontées au huit clos étouffant d’une dépendance affective et matérielle avec un conjoint violent, rompre l’isolement est la première nécessité. Un ou une amie, un psychologue pour expatrié ou la main tendue d’un travailleur social peuvent être leur porte de sortie.

5 qualités essentielles pour s’expatrier

5 qualités essentielles pour s’expatrier

 

Réussir-son-expatriation

Vous vous sentez mûr pour l’expatriation, mais n’avez pas envie de vous y brûler les ailes ? Il est préférable de s’interroger avant de partir sur son potentiel. Psy-expat fait le point avec vous sur les qualités indispensables pour réussir son expatriation. Rassurez-vous, si vous ne les avez pas encore, il est toujours temps d’y travailler !

1- L’anti-conformisme 

S’il n’existe pas une petite tendance innée à sortir des sentiers battus chez un individu, il
se lancera beaucoup moins volontiers dans l’aventure d’une expatriation. La vie d’expatrié est incompatible avec une vision pantouflarde de l’existence et il faut pour réussir une expatriation, être prêt à lâcher ses repères les plus familiers.

Si vous tenez très fort à des valeurs qui marquent votre identité nationale, alors le changement ne se fera pas dans la douceur, mais risque même d’être entravé par un certain repli.
Ce n’est pas un hasard, si l’on s’expatrie jeune, lorsque l’on se sent encore prêts à enjamber nombre de barrières qui marquent des différences. Les jeunes partent munis de perspectives qui dépassent le simple volet économique de l’aventure, en souhaitant réellement s’ouvrir à d’autres cultures. Souhait qui s’accompagne aussi de donner à leurs enfants d’autres repères que ceux dans lesquels ils ont grandi. Est-ce là l’une des recettes pour réussir son expatriation ? Certainement, puisque s’expatrier consiste à remuer nos définitions un peu linéaire de l’existence. Comment s’adapter à la culture américaine, par exemple, si l’on  est incapable de désacraliser « la bonne bouffe « et de troquer ses longs repas familiaux par un match et des hamburgers  le dimanche après-midi ?
On peut y voir là les raisons de l’échec des expatriés repliés sur leur communauté, s’appliquant à cultiver leur mode de vie national, en critiquant abondamment les « locaux », sur lesquels ils jettent un regard circonspect.

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2- L’ouverture d’esprit

Indispensable pour réussir une expatriation, car elle augure de la capacité à affronter les changements. Les individus qui réussissent leur expatriation le confirment : l’intégration passe inévitablement par l’assimilation d’une part des repères du pays d’accueil à leur mode de vie.
Pour cela, ils ont dû changer « de lunettes » sur le monde au départ, mais ils ne s’en plaignent pas à l’arrivée. L’ouverture d’esprit est une capacité que l’expatriation amène à développer au jour le jour et qui apporte des changements intérieurs vécus comme un enrichissement personnel. L’expérience doit agit dans ce cas comme un révélateur qui permet d’accélérer son évolution personnelle. Plus qu’une question matérielle, réussir son expatriation permet d’acquérir plus vite : réflexion, recul et maturité. Selon certains, on apprend à ne plus chercher à transformer son environnement selon ses attentes, mais à ressentir et penser autrement pour s’y adapter.

3- Le pragmatisme   

Il en faut beaucoup pour s’expatrier ! On ne part pas pour au bout du monde sans penser à ce que seront concrètement ses conditions de vie. Se préoccuper du logement sur place, d’avoir une école pour ses enfants ou de ses frais médicaux correspond à un cadre de préparation minimum, qui permet de rester stable psychologiquement.
Mais le bon sens est aussi l’atout essentiel qui va permettre de réussir son expatriation, en affrontant toutes les difficultés d’ordre matériel ou relationnel. Les expatriés humanitaires, habitués à faire face à des problèmes de sécurité préoccupants ou à de gros soucis de logistique ne deviennent pas, par hasard, des pros de l’organisation et de la débrouille.
L’expatriation n’est pas une expérience passive. Envisagée sous le seul angle de l’aventure ou de l’idéal, elle peut tourner rapidement au cauchemar et ramener les individus « sur le plancher des vaches » : ce qui n’est pas forcément ce à quoi ils attendent !

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4 – Le sens du contact  

Même à des milliers de kilomètres de notre pays d’origine, nous restons des êtres sociaux. Les personnalités extraverties qui osent aller vers les autres ont donc un atout d’entrée, car elles savent d’instinct que s’entourer permet d’aller de l’avant. Chez elles, pas question de se priver de cette ressource essentielle qu’est un bon réseau pour être informées, aidées, aiguillées…
Il ne s’agit donc pas seulement de confort affectif (car on a aussi besoin de nouveaux amis, bien sûr, en cas de déprime) mais de comprendre que les autres représentent une ressource essentielle pour réussir en expatriation. Toute personnalité introvertie, timide ou qui a tendance à l’isolement doit bien peser cet aspect avant de partir.

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5- La volonté  

Face aux difficultés et aux imprévus à l’étranger, les expatriés doivent s’accrocher sérieusement au début de d’une expatriation. Les situations qu’ils affrontent quotidiennement les amènent à se sentir vulnérables trop souvent, notamment lorsqu’ils connaissent encore mal la langue du pays. De petits gestes comme passer à la pompe, appeler un plombier ou aller chercher son enfant à l’école deviennent alors autant de mises à l’épreuve quotidiennes. En fait, ce n’est parfois qu’en poussant la porte de chez lui le soir qu’un expatrié va se sentir réellement en sécurité. Se reconstruire un équilibre et un environnement rassurant prend du temps et demande de surmonter beaucoup de peurs et d’obstacles. Un constant dépassement de soi demandé au départ, qui suppose une grosse dose d’énergie et de volonté !

Ne plus vous accrocher à vos habitudes, être prêts à sourire à toute heures et toujours sur le pied de guerre pour faire face à l’imprévu, en êtes-vous sérieusement capable ?
Pascal Couderc, psychologue clinicien et  psychologue pour expatrié peut vous amener à faire le point sur vos réelles motivations. On peut éviter que l’aventure de l’expatriation ne se transforme en grosse déception en la préparant mieux, par le choix de la destination et du moment, par exemple.

 

 

Les bienfaits psychologiques de l’expatriation

Les bienfaits psychologiques de l’expatriation

 

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On dit que l’expatriation pourrait jouer le rôle d’une thérapie. Cette hypothèse confirme la pensée du penseur allemand Hermann von Keyserling, lorsqu’il affirmait dans son Journal de voyage d’un philosophe : « Le chemin le plus court vers soi-même est de parcourir le monde. » Pour beaucoup, le défi d’une vie au loin peut apparaître comme un vrai chemin initiatique ou l’ultime épreuve pour se confronter à ses limites personnelles. Il n’est pas sûr pourtant que l’aventure tourne si facilement au succès car, elle demande des ressources. Or, chaque individu est différent.

Plus libres, les expatriés ?

En partant, les expatriés s’affranchissent de beaucoup de choses, comme leurs repères culturels ou certains schémas familiaux. Avec le changement de décor culturel, l’expatriation expose à de nouvelles normes et de nouveaux cadres de pensée. Selon certains chercheurs américains, le phénomène enclencherait un processus de d’auto-discernement accru : entendez par là, une meilleure prise de conscience de soi-même et de son potentiel. Autrement dit, en se confrontant à l’inconnu, l’individu découvre des différences qui l’amènent à faire des choix qui le recentrent sur ses vraies valeurs.

Considérée sous cet angle, l’expatriation est indéniablement synonyme d’évolution personnelle. Elle permettrait en particulier de mieux se déterminer par rapport à ses choix personnels, notamment au niveau professionnel.

Ces études américaines tendent aussi à montrer que les bienfaits de l’expatriation s’acquièrent sur le long terme, car c’est un séjour prolongé dans un pays étranger qui provoque ces transformations. Plutôt que de multiples petits séjours, il serait donc conseillé de séjourner longtemps dans un même pays pour provoquer l’apparition de cette forme de maturité.

 

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Le stress important d’une expatriation serait donc compensé sur la durée par une plus grande stabilité personnelle et une nouvelle capacité de s’affirmer vis-à-vis des autres. On peut y voir un parallèle avec la thérapie qui débarrasse de schémas de pensée obsolètes et mène l’individu à se réinventer. Une thérapie et une expatriation ont en commun de mettre l’individu à distance des schémas parentaux qui l’ont façonné : la distance est physique dans l‘expatriation et psychologique dans la thérapie.

Résiste t’on toujours à l’expatriation ?

Pour qu’une expatriation aboutisse à un phénomène de maturation personnelle, les conditions dans lesquelles elle se déroule doivent permettre aux individus d’assimiler la culture du pays d’accueil.
La seule stabilité psychologique ne serait pas, en effet, pas l’unique facteur à considérer.

Ainsi, les expatriés dont le contexte professionnel soutient les adaptations, sont plus enclins à développer ce processus de maturité qui les mène à s’épanouir. Les études américaines semblent, dans ce sens, davantage concerner la réalité de l’expatriation économique des hommes, qui se gratifie d’une évolution sociale et d’un enrichissement intellectuel et culturel certain.

 

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Mais qu’en est-il de leurs conjointes, qui très souvent dépourvues d’occupation professionnelle, se retrouvent confrontées à une déperdition identitaire ? La période d’expatriation coïncide alors davantage à un moment de repli sur la cellule familiale et/ou sur la communauté d’expatriés du pays d’origine. Elle ne privilégie ni l’acculturation, ni l’affirmation de soi-même par la rencontre de la différence. L’expatriation correspond dans ce cas, à une période de transition qui s’apparente à celle d’une perte d’emploi ou d’un divorce. Contrairement à celle de l’homme, elle marque une pause dans l’évolution personnelle de sa conjointe qui la mène à une moindre conscience de soi.

Que penser aussi des expatriés français confrontés à des conditions d’adaptation particulièrement difficiles sur certaines destinations dans les pays émergents ? Quand la pauvreté, l’insécurité ou le manque d’infra structures créent un stress permanent chez les individus, l’expatriation les mène certes, à repousser leurs limites, mais non sans dommage pour leur santé. Leurs fréquents va-et-vient avec leur pays d’origine sont là pour en témoigner : les facultés d’adaptation des individus ne sont pas illimitées.

 

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L’expatriation est déconseillée en cas d’antécédents psychiatriques ou de troubles anxieux déjà présents. Il est possible d’anticiper les effets du stress et de solliciter l’opinion d’un thérapeute pour expatrié, avant de se projeter dans une vie à l’étranger.

Tous les expatriés sont, à la base, heureux de partir, mais le choc culturel à l’arrivée peut exposer à une désorientation complète. De nombreux Français de l’étranger ayant fait face à un rapatriement ou qui se sont durement confrontés aux réalités de l’acculturation en témoignent. S’expatrier n’est pas toujours un révélateur personnel qui permet de se transformer comme on le voudrait. Il est préférable de fait, de régler certains problèmes personnels avant un départ, plutôt que d’y retrouver confronté à l’arrivée.

 

 

Faut-il forcer les ados à partir ?

Faut-il forcer les ados à partir ?

 

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Partir en famille pour les expatriés, c’est l’assurance de faire bloc à plusieurs face aux changements et surtout de conserver ce cocon protecteur. Oui, mais si un ou plusieurs ados sont de la partie, tout se complique. En raison des tourments très spécifiques de son âge, l’ado expatrié n’envisage pas un départ à l étranger sans beaucoup d’appréhensions.

 

Les difficultés de l’ado expatrié

Il n’est certainement pas facile pour l’ado expatrié, en proie avec les grands torrents d’énergie qui le traversent, de se confronter à une vie toute nouvelle et déstabilisante. Le grand révolté qu’est l’adolescent cherche en réalité sa place dans le monde et la mobilité internationale qui bouleverse ses repères n’est pas la meilleure chose qui puisse lui arriver !

Si un ado exprime une forte grogne à l’idée de partir vivre à l étranger, c’est d’abord parce qu’il y voit la rupture avec ce qui constitue souvent le centre de sa vie : ses proches amis ou sa « bande ». On le sait, les ados aiment la tribu, qui les façonne autour d’un mode de vie propre à leur génération : look vestimentaire, goûts musicaux, sorties… La force de cet attachement explique la première réaction d’un ado expatrié, souvent violente, à l’idée de partir au bout du monde. C’est en sorte un petit monde qui s’effondre, à un âge où l’on se sent, secrètement, mais profondément vulnérable.       
Le mécontentement qu’un ado expatrié exprime est donc légitime, car les sentiments éprouvés à l’adolescence sont particulièrement intenses, et les ruptures forcées n’en sont que plus douloureuses. Les ados ont besoin que leurs attachements durent, au risque d’éprouver plus tard un manque de confiance dans leurs relations, et une certaine frilosité à s’en créer de nouvelles. À cet égard, la nécessité pour l’ado de maintenir une continuité dans ses relations après un départ est très importante : mails, Skype, courriers, les moyens modernes ne manquent pas.

Autre point important qui va intervenir chez l’ado : la peur de se retrouver dans le giron familial. Le passage de l’adolescence sert à s’émanciper de la famille, et cette distance est nécessaire. Or, partir en famille resserre les liens, ce qui équivaut pour l’ado expatrié à une cohabitation qui peut se révéler parfois électrique. Lui qui se bat pour s’affirmer comme jeune adulte, le voilà qui retourne en arrière à plus d’un titre. Il est de nouveau soumis à cette autorité parentale qu’il conspue et doit remettre les compteurs à zéro au niveau de sa construction identitaire. Nouveaux amis, nouvelle langue, scolarité différente : tout est à refaire et le met en situation de s’adapter, d’être compris, accepté… Autant dire qu’il s’agit d’un frein temporaire dans son évolution qu’il peut mal accepter. Il faut en moyenne 6 mois, quand tout se passe bien, pour qu’un ado expatrié crée de nouveaux liens et commence à s’intégrer au pays d’accueil. C’est au prix de cette adaptation qu’il commence à bénéficier pour plus tard, des bienfaits de son expatriation : horizons et intérêts plus larges, grande adaptabilité, choix plus éclectiques dans sa vie professionnelle…

 

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Partir ou rester ?

Pour un ado en pleine crise, il peut ne pas être souhaitable de tenter l’aventure de l’expatriation. L’écoute des parents est importante pour déterminer s’il n’est pas mieux pour lui de rester dans son pays d’origine, auprès de grands-parents ou dans un pensionnat.

Les psychologues spécialisés dans les questions de l’expatriation déconseillent aux Français de l’étranger de soumettre leurs adolescents à trop d’expatriations répétées. Un enfant expatrié une fois dès l’enfance, puis de nouveau à l’adolescence, perdra les repères identitaires des jeunes de sa culture natale. S’il s’est culturellement bien acclimaté à ses expatriations, l’ado expatrié compense ces manques par son ouverture au monde en développant plus de tolérance, de compréhension, et acceptation de l’autre.           
Néanmoins, les déplacements répétés sont déconseillés, car ils perturbent la capacité à créer plus tard des liens durables. Ces enfants, sortis du cadre familial, n’auront jamais connu de relations stables dans le temps, ce qui va influer sur leur caractère. Ils auront souvent développé des capacités d’adaptation remarquables, qui leur permettront de se débrouiller dans n’importe quel contexte, mais souffriront d’un manque de profondeur dans leurs relations.

Par ailleurs, il peut être difficile de motiver un ado pour aller vivre dans un autre pays. Certains sont tentés par l’aventure, tout en exprimant le contraire. Car ils ne veulent pas avoir l’air d’être celui qui suit encore ses parents tout en étant secrètement excité à l’idée d’aller découvrir un nouveau pays et de nouveaux horizons.

S’expatrier avec toute la famille au complet n’est pas forcément une bonne idée, quand les enfants ont atteint un certain âge. Une séparation peut être préférable à une adaptation difficile sur place. Tout l’équilibre familial, déjà mis à rude épreuve, peut souffrir du mal-être d’un ado, voir même provoquer un rapatriement. Les parents expats qui se retrouvent en difficulté ne doivent pas hésiter à trouver de l’aide auprès d’un spécialiste, comme le psychothérapeute pour expatrié. Les difficultés peuvent, de fait, commencer à s’aplanir, dès que le dialogue se restaure.

 

 

 

2 moments clé pour consulter sur Skype

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S’offrir le soutien d’un psychologue sur Skype, les femmes d’expat n’y pensent pas assez souvent,  car ce cadre thérapeutique demeure assez récent. Il peut pourtant changer la vie de nombreuses femmes expatriées, isolées dans une vie « sous vide », facile, mais terriblement vidée de sens. Quand doivent- elles s’inquiéter et penser à l’aide de la thérapie ?

Un psychologue sur Skype pour sauver son couple

Il n’est pas facile pour une femme de passer du statut de femme active, définie par son métier, ses relations sociales et sa fonction à celui de « femme de ». Or, il s’agit là d’un véritable stigmate qui frappe la femme d’expat, lorsqu’elle commence à consulter un psychologue sur Skype. Passer d’une vie indépendante à l’ombre de son conjoint, ne peut se faire sans heurt et exacerbe les tensions au sein de son couple. Le problème vient, en partie du décalage, entre un homme qui progresse, même s’il lutte continuellement avec d’énormes pressions, et sa femme qui stagne, tout d’un coup sans but et sans utilité.

Il est compliqué pour les hommes de comprendre la perte identitaire qui affecte profondément leur compagne. Plus ou moins consciemment, les sacrifices auxquels la femme consent, notamment vis-à- vis de sa vie professionnelle sont souvent ressentis comme une dette. Ce facteur accroît le sentiment de culpabilité de l’homme et bloque le dialogue. Il dira et pensera souvent que son épouse « a tout pour être heureuse », sans réellement prendre conscience de sa souffrance psychologique. De son côté, elle s’en voudra de « gâcher une si belle aventure » et culpabilisera longtemps avant de penser à consulter un psychologue sur Skype.

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Pour sortir de ce cercle infernal, il est possible de renouer le dialogue. La psychothérapie par Skype va aider les femmes, dans un premier temps, à exprimer leur angoisse, puis à prendre plus de distance avec la situation.

Il est important pour elles d’arriver à exprimer les raisons légitimes de leur insatisfaction sans en faire endosser l’entière responsabilité à leur partenaire.

Trop de couples partent vive à l’étranger avec l’espoir inconscient que l’expatriation solutionnera des problèmes de couple déjà existants. Or, l’expatriation n’a rien d’une lune de miel, mais semble au contraire éprouver les capacités d’autonomie des 2 partenaires.

Quand il faut vaincre la dépression

Solitude et silence… C’est un peu l’ambiance d’une vie de femme d’expat, lorsqu’elle commence à consulter un psychologue sur Skype, après sa phase d’installation. Généralement à ce moment –là, elle subit la courbe en U de l’expatrié, quand il s’agit de retisser un tissu social autour de soi et que le moral est au plus bas.             
La question d’un accompagnement psychologique se pose aussi par rapport au deuil de leurs attachements passés laissés au pays : famille, amis, collègue…  Si l’on rajoute à cela parfois l’influence du climat et des contextes sécuritaires, parfois stressants, on comprendre mieux comment  l’expatriation a souvent raison du moral des femmes.    

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Retrouver un dialogue soutenant avec un psychologue en ligne prévient le grand danger qui les guette : le repli sur soi et sur le cocon familial.     

    
Car, tout individu, quel qu’il soit, a le besoin d’être entouré, au risque de perdre son propre sentiment d’exister et de ressentir une insécurité profonde. C’est le vide et une perte d’estime de soi qui finit par s’installer chez celles qui optent pour le repli. Il génère à la longue des troubles psychiques croissants qui peuvent dégénérer en problèmes dépressifs plus graves : troubles anxieux, addictions aux médicaments, à l’alcool…

Trop souvent un sentiment de honte accompagne ce genre de situation, vécue dans l’impuissance et la culpabilité. Les femmes ont tendance à cacher le malaise, car elles se sentent incomprises, quand pourtant 90 % des échecs de couple en expatriation seraient liés à leurs problèmes dépressifs. Celles qui s’en sortent apprennent à se construire leur petit monde, mais souvent grâce à une aide extérieure : une amie ou un psy en ligne.

Les femmes ont besoin de pouvoir exprimer leur ressenti à nouveau : colère, révolte, abandon en s’émancipant de toute culpabilité. Internet leur offre une véritable liberté, car la fenêtre de l’ordinateur permet d’évacuer ses sentiments trop forts et inavouables. Le web aide à trouver aussi la bonne oreille, même quand tout espoir semble être perdu. Les expatriées qui ont découvert la psychothérapie en ligne le disent : elles ont retrouvé une écoute qui leur a permis de se sentir en vie à nouveau, alors que leur contexte les poussait à s’éteindre à petit feu.

Quand toutes les issues semblent bouchées en expatriation, la thérapie en ligne ouvre un nouvel espace de parole, en dépit des distances. La dépression en expatriation peut être passagère comme elle peut s’inviter pour longtemps. Il ne faut pas hésiter à se faire aider avant que les choses ne prennent un tour définitif.

Pascal Couderc est psychologue clinicien et psychanalyste. Il apporte un soutien psychologique aux femmes expatriées qui ne trouvent pas de thérapeutes sur place. Spécialiste des problèmes d’addiction et des troubles du comportement alimentaire, il connaît les risques psychosociaux qui pèsent sur les femmes expatriées. La plus grande discrétion et le secret professionnel sont garantis lors d’une consultation en ligne.  

 

 

 

 

Le chômage des femmes d’expat

Le chômage de la femme expatriée et ses risques

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En s’expatriant, les femmes sont encore trop peu conscientes des répercussions que leur départ à l’étranger va provoquer sur leur vie professionnelle. Plus de 90 % des conjoints suiveurs sont des femmes et parmi elles, à peine 50 % parviennent à rester actives professionnellement dans le pays de résidence. Le chômage de la femme d’expatrié est malheureusement une réalité qui la fragilise dans son équilibre personnel et familial.

La réalité du chômage de la femme d’expatrié

Le travail pour une femme représente plus qu’un simple pouvoir économique, il est aussi générateur d’identité et d’équilibre personnel. Si une femme expat oublie souvent cet aspect de sa vie en suivant son conjoint, la réalité du chômage de la femme d’expatrié la rattrape trop souvent.

Les femmes n’anticipent pas encore suffisamment ce que sera leur vie professionnelle en suivant leur époux. Car elles sont nombreuses à voir dans leur départ l’occasion de faire une pause, sans penser qu’il pourrait être impossible pour elles de travailler à l étranger.

Des difficultés administratives et logistiques posent en général rapidement un veto, avec des complications de tous ordres. Selon les destinations et les pays, les visas de travail peuvent être purement impossibles à obtenir ou la concurrence avec les travailleurs locaux s’avérer très rude. Le chômage, pour une femme d’expatrié s’impose alors, comme un aléa qui n’était pas prévu au programme.

Une femme active, habituée à donner un sens à sa vie par le travail, tente de lutter en général, mais subit une grande désorientation. Bien souvent, ce sont d’interminables démarches qu’elle peut mener courageusement durant de longs mois en voyant toutes les portes se refermer. La situation est souvent telle que les expatriées sont nombreuses à témoigner que leur mobilité internationale en tant que conjointe, a remis le compteur de leur vie professionnelle à zéro.

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Comment gèrent-elles alors ce chômage de femme d’expatrié subi ou cette porte qui se ferme soudain dans leur vie ? Certaines acceptent de perdre toute activité et de se rabattre sur leur foyer et sur une vie divertissante. D’autres envisagent une remise en question totale de leurs acquis antérieurs et tenter de se reconstruire dans une autre activité. On voit ainsi des femmes d’expat devenir entrepreneuses ou s’investir à corps perdu dans les œuvres humanitaires du pays d’accueil. Mais, n’en déplaisent aux nombreux chantres de l’expatriation-succès, ces dernières ne sont pas les plus nombreuses : la destination finale des femmes des Français de l étranger restant le plus souvent, leur foyer.

 

Les risques psychosociaux

Les femmes, contrairement à leur conjoint en détachement, ou muni d’un contrat de travail local, s’expatrient avec l’idée de s’effacer temporairement et de se dévouer. Un déplacement de leurs priorités s’observe de leur sphère professionnelle vers leur sphère privée. Dès lors qu’elles s’expatrient avec mari et enfants, les femmes d’expatriés vont se  construise au travers de leur famille, et il faut y voir là l’une des causes du chômage de la femme d’expatrié. Leur reconnaissance personnelle ne passera donc plus par une valeur acquise sur le plan personnel, mais au travers du bien-être des autres. Dès lors, c’est le succès et la satisfaction des leurs qui devient le baromètre de leur bonheur et de leur sentiment d’utilité. Si le changement est choisi au départ, il deviendra plus pesant, au fur et à mesure qu’il sera subi.

On peut voir là l’origine des nombreux freins qui vont retenir une femme de poursuivre une activité professionnelle. Car il s’observe des résistances chez le mari et les enfants qui n’acceptent pas de perdre la disponibilité de celle qu’ils considèrent comme leur principal appui, en situation d’expatriation. On ne peut s’empêcher de penser à ce titre, que le chômage de femme d’expatrié la ramène en arrière, pour la replacer dans une position ancillaire et domestique. On comprend mieux ainsi les pressions psychologiques à l’œuvre qui s’exercent sur celles qui n’arrivent pas à s’organiser en vue d’un travail. Elles préféreront souvent reporter les questions de garde d’enfants à quand elles auront le job : entretenant par là le frein qui les empêche justement de trouver le dit job.

Leur zone de confort, ou le train-train d’une vie sans difficulté, mais sans saveur s’en mêle aussi souvent. Les femmes restent nombreuses à chercher une occupation, tout en se laissant bercer par une sécurité, au final génératrice d’ennui. Le confort est dangereux, car pour se concrétiser, leur projet professionnel aurait besoin d’action, or toute impulsion est contrée par une forme de relâchement.

Les conséquences de cette situation sont funestes et peuvent aller jusqu’à provoquer le rapatriement de celles qui ne peuvent se résoudre à perdre un sentiment d’utilité sociale. L’ennui lié au chômage de la femme d’expatrié est aussi l’un des premiers générateurs de tensions au sein du couple. Les conjoints peuvent adopter une froide indifférence, quand leur sécurité financière leur garantit, selon eux, de garder « bien au chaud » leur épouse. Bien souvent, une certaine culpabilité s’installe cependant, non sans gêne et éloignement. Toujours est-il que l’homme poursuivra son ascension sociale, au détriment d’une conjointe qui trop souvent s’étiole.

Il est pourtant difficile pour une femme habituée à exercer une activité, de s expatrier en meublant sa vie avec des occupations futiles ou le confort de son foyer. Une fois la période de l’installation terminée,  vient le temps où les femmes partent à la recherche de nouvelles relations dans le pays d expatriation. Or, elles regrettent souvent les collègues qu’elles ont laissés en France et leurs sociabilités de travail. Confrontée au choc culturel, à une barrière de la langue et à son statut d’étrangère, cette perte génère d’autant plus de nostalgie et d’insatisfactions.

La réalité du chômage de la femme d’expatrié exposent, plus durement qu’ailleurs encore les femmes à des changements d’humeur et les rend irritables et anxieuses.          
Celles qui accusent cruellement la perte de leur activité sont exposées à une perte de leur identité professionnelle, qui se caractérisera par une perte d’estime de soi, un sentiment d’impuissance et une culpabilité vis-à-vis d’elles-mêmes. Les spirales dépressives ne sont pas rares, avec leurs risques de dérives vers des comportements addictifs ou suicidaires.

La question de garder un travail à l’étranger pour continuer de se construire au bout du monde est cruciale pour beaucoup de femmes qui suivent leur conjoint. Celles qui souffrent d’une perte identitaire au travers d’un accomplissement professionnel manqué, nécessitent un accompagnement pour se reconstruire. Bien souvent, elles interpréteront à tort leur échec comme un échec personnel. La thérapie peut les aider à lui restituer sa dimension sociale pour renouer avec leur potentiel et leur créativité.

 

 

 

Affronter la solitude de l’expatriation

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La solitude en expatriation fait partie du blues de l’exil: une réalité que l’on préfère taire. Elle démystifie l’image trop lisse que les « sédentaires «  se font de l’expatriation, à grands renforts de fantasmes et de projections. Or, partir vivre à l’étranger ne permet pas d’échapper aux lois de la pesanteur en surfant sur un bonheur de carte postale. L’expatriation exige au contraire des combats permanents où l’isolement contribue à l’épuisement nerveux.

Solitude et blues de l’expatrié

On connaît le blues de l’expatrié qui se nourrit de l’éloignement des proches, de ses repères familiers et du besoin temporaire de renouer avec des attachements passés. Mais on parle peu du rôle joué par la solitude de l’expatriation dans ce processus, alors qu’elle est omniprésente et que son poids pèse lourd dans le moral des expatriés.

Car, même s’il ne le réalise pas toujours au départ, l’expatrié se retrouve seul pour faire face aux grands défis que son adaptation exige de relever. Seul face au monde du travail dans le pays d’accueil et seul face aux autres, surtout, pour lequel il est toujours « l’étranger ».
La solitude de l’expatriation se manifeste dans la vie des expatriés par un phénomène d’usure qui gangrène insidieusement le moral. Il peut s’agir d’une angoisse qui étreint au réveil et peuple la journée de sombres pensées. Elle peut engendrer la tristesse, le doute et entraver les efforts d’adaptation au nouveau contexte. Elle renforce surtout ce fameux mal du pays, qui les pousse à regretter parfois ce qu’ils ont fui : les réunions familiales, les jeux TV de leur enfance, la grisaille parisienne ou le goût d’un cassoulet.

La solitude de l’expatriation est singulière et douloureuse par le fait qu’elle se dissimule à l’entourage. Quand partir est synonyme de réussite et d’évolution par rapport à son milieu, il est difficile d’évoquer son vague à l’âme et ses incertitudes. La solitude de l’expatriation se tait souvent par honte de ne pas être à la hauteur et par peur de l’échec. Elle est en cela doublement douloureuse. D’autant plus que ce sentiment ne s’efface pas avec le temps. Les expatriés demeurent fondamentalement seuls face à eux-mêmes. Car même si les autochtones sont accueillants et s’ils aiment leur nouvel environnement, il leur faut malgré tout fournir un effort constant pour s’y adapter.

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La précarité des liens

Le caractère éphémère des liens amicaux et affectifs qui se lient en expatriation contribue à renforcer le grand sentiment de solitude des expatriés.
Les expatriations multiples contraignent à planifier des durées programmées à ses attachements, car on sait qu’il faudra repartir dans 3 ans. D’où le sentiment de superficialité attribué, non sans raison, aux relations nouées entre Français de l’étranger, dans les communautés d’expats.

Les expatriés qui restent sur place, affrontent en revanche le vide laissé par ceux qui les quittent. À la longue, la nostalgie de ces attachements rompus invite à se montrer de plus en plus frileux vis-à-vis de nouvelles relations. On voit là à quel point il est important, notamment pour les femmes qui vivent la solitude au foyer, de recréer un entourage familier stable. On parle à cet égard, chez les expatriés, du troc du « home sweet home » contre  le « home away from home ». Dès lors, chaque départ de ceux ou celles qui contribuent à cet équilibre chamboule tout l’édifice. Les expatriés éprouvent durement le sentiment d’être à nouveau seuls et de repartir à chaque fois affectivement, de zéro.

À cet égard, partir est plus facile que rester. Les jeunes expatriés qui espèrent partir à leur tour, sans y arriver, éprouvent des sentiments confus, mêlés de peine et d’envie. Il peut s’installer, chez ceux qui restent, peu à peu un sentiment d’abandon. Car les ruptures affectives à répétition renvoient plus ou moins consciemment à la première rupture des amarres vécue avec le pays d’origine. On voit pointer là les symptômes du déracinement, par le fait qu’il est difficile de reprendre pied sur une terre où l’on se sent toujours « en partance ».

La vie des expatriés semble soumise à un mouvement d’évolution sans fin aujourd’hui, ceux multipliant les expatriations faisant un peu office de modèles. Mais on peut voir aussi, dans cette quête perpétuelle d’un ailleurs, la fuite d’une prise de conscience provoquée par tous ces attachements rompus.

3 clés pour gérer la différence culturelle

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Réussir à aborder le fossé de la différence culturelle est un facteur clé d’intégration en d’expatriation. Car les problèmes d’angoisse en expatriation naissent souvent de la peur d’être confronté à un environnement hostile. Les efforts importants d’adaptation qu’il faudra déployer ne sont pas, pour autant, insurmontables sur le plan psychologique. Explorons 3 pistes essentielles qui permettent d’aborder le virage dans de bonnes conditions.

Anticiper l’angoisse de l’expatriation au départ

Il est clair que nous ne naissons pas tous égaux en matière de capacité d’adaptation face au changement. L’angoisse que l’expatriation fait naître chez chacun est aussi relative à l’âge auquel on part, aux conditions familiales et bien sûr à la destination choisie. L’expatriation de la famille qui part pour la Chine, dans de relatives bonnes conditions, n’est pas la même que celle du jeune célibataire qui, dans un élan aventureux, part vivre définitivement en Nouvelle zélande.
Il convient donc de s’interroger, de manière à prévenir un trouble de l’adaptation, sur les réelles motivations qui poussent à partir vivre à l’étranger. Comment voyons-nous notre vie là-bas ? Arrivons-nous à discerner ce qui relève du rêve ou d’une démarche pragmatique dans ce projet ? Car pour éviter de se retrouver confronté à l’angoisse en expatriation, mieux vaut prévoir le fossé culturel avant de s’y frotter.
Pour éviter les déconvenues sur un pays et des coutumes locales, s’expatrier devrait toujours être un vrai choix, notamment pour les femmes. Trop souvent, une épouse « suit » son conjoint vers la destination d’expatriation correspondant à ses opportunités professionnelles à lui. Pourtant, elle doit se questionner aussi sur l’opportunité de cette nouvelle vie, par rapport à ses affinités à elle.

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Pourquoi ? Parce que souvent, les troubles anxieux et dépressifs qui se déclenchent lors d’une acculturation difficile, auraient pu être évités.
On doit penser notamment, dès le départ à l’éloignement des proches, en songeant à une destination qui n’altère pas trop les liens, notamment au niveau de la distance géographique et du fuseau horaire.
On évite aussi l’angoisse de l’expatriation en ne s’éloignant pas trop de sa culture d’origine. Car plus le fossé culturel est grand, plus les efforts d’adaptation à fournir vont être longs et sources de complications. On peut penser à  l’alimentation, par exemple, qui est un facteur qui compte plus que l’on y pense dans l’adaptation à un pays d’accueil. Les expatriés français, qui privilégient des destinations culturellement proches comme l’Italie, ne s’y trompent pas !

Se poser en tant qu’observateur

Actuellement, la mobilité internationale concerne beaucoup les pays d’Asie, comme la Thaïlande, la Chine ou Singapour. Or, même si la vie y est relativement facile, ces pays présentent de fortes différences culturelles en rapport avec des cadres de pensées radicalement différents. Les règles de savoir vivre et de politesse impliquent des gestes rituels, ou des interdits auxquels il faut, en tant qu’étranger, se plier. Or, on sait qu’une fois la première phase de « lune de miel » avec la culture d’accueil passée, un expatrié ressent vite le choc culturel. L’angoisse de l’expatriation surgit, changeant tout à coup son regard émerveillé sur l’exotisme local, en réaction de franc rejet ou de dégoût.  S’il parvient à la surmonter, il se dirigera alors vers l’adaptation au pays d’accueil, mais des échecs existent, provoquant le rapatriement.

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Comment aborder donc, ce carrefour difficile ? Les spécialistes des expatriations multiples ont leurs recettes, dont la principale serait de savoir rester spectateur d’une culture, avant de s’y immerger.
Les jugements ou les idées préconçues sont mal venues pour aborder les différences culturelles, ce que ne sait pas toujours tout expatrié décidé à vivre dans un pays étranger. Pour sortir de l’angoisse de l’expatriation, il est préférable au contraire de se donner le temps d’aborder et de comprendre les différences. Comment ? En mettant entre parenthèses ses opinions et ses représentations culturelles. Le temps de mieux comprendre les comportements et les mentalités locales et peut-être certains de leurs fondements : moraux, religieux, tribaux, historiques… Une étape qui demande de la patiente et une certaine humilité. Elle permet néanmoins à l’expatrié, après un certain laps de temps, de confronter ce qu’il voit à son propre système de valeurs, pour négocier plus facilement ses adaptations.

S’immerger dans une culture locale

Certains expatriés tentent l’aventure quand d’autres préfèrent rester à l’abri des communautés d’expats de leur pays. L’immersion dans la culture locale, en créant du lien avec des populations nationales, demeure cependant l’une des meilleures façons de se prémunir contre l’isolement, principal facteur d’angoisse en expatriation.

L’un des facteurs clé demeure l’apprentissage ou la connaissance de la langue locale. Il facilite non seulement les contacts, mais permet aussi d’être plus rapidement en symbiose avec les coutumes du coin. Une nouvelle langue en apprend beaucoup sur un pays et sur ceux qui la parlent !

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Source : Delbars

On parle aussi aujourd’hui d’intelligence culturelle, faculté qui serait de savoir se distancer d’une culture, pour mieux décoder ses arcanes et apprendre à s’adapter. Acquérir cette forme d’intelligence serait le plus sûr moyen d’échapper à l’angoisse de l’expatriation, mais il semble qu’il y ait une injustice dans ce domaine. Ce sont les expatriés les plus jeunes, et donc ceux qui bougent le plus, qui sont surtout amenés à la développer. Car chaque nouvelle expatriation va réactiver chez eux les mécanismes d’adaptation faits de recul, d’observation et de souplesse, qu’ils ont appris à mettre en œuvre auparavant.

Le manque de contacts humains et de relations satisfaisantes est responsable, en grande partie de beaucoup de dérives psychologiques chez les expatriés : état dépressif, prises d’anxiolytiques, phobie, crise de panique… Tous les individus ne présentent pas les mêmes facultés en matière d’adaptation culturelle. L’âge, l’entourage affectif et le pays d’expatriation comptent pour beaucoup, mais la psychothérapie demeure une aide ouverte à tous.

 

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